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Les symptômes du paludisme – tels que fièvre, frissons, myalgies, céphalées, nausées – sont souvent non spécifiques. Les formes sévères (principalement dues à P. falciparum) peuvent entraîner des manifestations neurologiques, une insuffisance respiratoire ou une défaillance multiviscérale. Une confirmation en laboratoire est donc essentielle pour le diagnostic et la prise en charge.
La microscopie reste la méthode de référence. Elle permet de détecter visuellement les parasites, d’identifier l’espèce de Plasmodium et de quantifier la parasitémie (pourcentage d’érythrocytes infectés). Ces données sont cruciales pour évaluer la gravité et adapter le traitement.
Les tests antigéniques détectent des antigènes de Plasmodium, comme HRP2 (Histidine-Rich Protein 2, spécifique de P. falciparum), pLDH (lactate-déshydrogénase plasmodiale) ou aldolase (présente chez toutes les espèces). Ces tests sont rapides à mettre en œuvre, mais moins sensibles que la microscopie. De plus, dans certaines régions (par exemple, certaines zones d’Afrique de l’Est et d’Amérique du Sud), des souches de P. falciparum présentent des délétions des gènes hrp2 et hrp3, pouvant entraîner des faux négatifs. C’est pourquoi ces tests sont toujours combinés à la microscopie au laboratoire.
La PCR est très sensible et spécifique. Elle est utilisée principalement pour la confirmation ou l’identification de l’espèce, notamment en cas de parasitémie faible. Ces analyses sont réalisées dans un laboratoire de référence (Institut de Médecine Tropicale).
Il est essentiel de réaliser la prise de sang (tube EDTA) le plus rapidement possible, quel que soit le moment dans le cycle fébrile. Attendre la prochaine poussée de fièvre est une pratique obsolète et potentiellement dangereuse. En cas de test négatif mais de suspicion clinique persistante, le test doit être répété toutes les 12 heures. Trois tests négatifs consécutifs sont nécessaires pour exclure formellement le diagnostic de paludisme.
Indiquez toujours sur le formulaire de demande les antécédents de voyage, la suspicion clinique, les symptômes et toute prophylaxie ou traitement déjà entamé. Ces informations sont essentielles pour l’interprétation et le traitement au laboratoire.
Outre l’examen parasitologique, d’autres tests de laboratoire sont utiles pour évaluer la gravité de l’infection : numération sanguine complète (souvent anémie, thrombocytopénie), CRP, glucose, lactate, fonctions rénales et hépatiques, bilirubine, LDH et tests de coagulation.
WHO. (2024) World Malaria Report 2024. Geneva: World Health Organization.
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CDC. (2025) Clinical Testing and Diagnosis for Malaria. https://www.cdc.gov/malaria/hcp/diagnosis-testing/index.html
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Agentschap Zorg & Gezondheid (2019). Richtlijn infectiebestrijding Vlaanderen – Malaria.
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