La consommation récente d’alcool peut être détectée par analyse de l’air expiré, par la détermination de l’alcoolémie ou par la mesure de biomarqueurs directs dans le sang ou l’urine, tels que l’éthylglucuronide (EtG) ou l’éthylsulfate (EtS). Les biomarqueurs indirects reflètent les effets toxiques de l’alcool sur les organes et les tissus, tels que l’augmentation des enzymes hépatiques, l’élévation de la transferrine déficiente en glucides (CDT), l’augmentation du volume globulaire moyen (MCV) ou l’élévation de la gamma-glutamyl-transpeptidase (GGT). Ces marqueurs indirects sont traditionnellement utilisés pour détecter ou suivre un abus d’alcool. Ils ne sont toutefois pas suffisamment sensibles pour détecter une consommation d’alcool socialement acceptable. De plus, ils sont moins spécifiques, car des anomalies peuvent également être dues à d’autres causes.